Hoggar : entre terre et ciel.

Randonnée Chamelière du 14 au 22 Novembre 2009

Cette randonnée chamelière nous a permis de rentrer en douceur dans le massif de l’Atakor. Étendues désertiques au départ, puis, le massif granitique à la couleur rouge de la Taessa pour prendre un peu de hauteur avant de rejoindre le coeur du Hoggar et le fameux plateau de l’Assekrem qui culmine à 2728m. Moment d’écoute avec le frère Bentoja qui nous reçoit à l’ermitage du Père Charles de Foucault et qui nous parle de ce lieu et des Frères qui y résident. Découvrir ce lieu c’est comprendre un peu mieux la réflexion de Charles de Foucault :  » la vue est plus belle qu’on ne peut le dire ou l’imaginer… Rien ne peut donner une idée de la forêt de pics et d’aiguilles rocheuses qu’on a à ses pieds. C’est une merveille… ».

Le Hoggar est un massif basaltique mais aussi granitique. Paradis pour les grimpeurs qui escaladent les aiguilles de basalte, mais aussi pour les randonneurs qui peuvent évoluer aux pieds de ces monolithes dans un décor aux diverses couleurs. Il est possible aussi de découvrir de nombreuses peintures qui datent de l’époque où le Sahara était encore une terre fertile et hébergeait une faune importante. Les peintures datent de la période du néolithique et l’on peut voir des dessins représentant la faune et des scènes de chasse. Girafes, éléphants et autres animaux sont représentés. C’est toujours un moment émouvant que d’observer ces dessins d’un autre temps.

Une équipe locale a assuré la logistique du voyage, Fred (guide de Haute Montagne) et moi-même (Accompagnateur en Montagne) avons encadré ce séjour en alliant la randonnée et quelques escalades originales. Nous avons pu ainsi réaliser l’ascension du Tezouïag sud et de la Sawinan.

Les dromadaires portant les affaires, nous avançons le dos léger. Chaque étape est différente et les bivouacs sont un moment important de rencontre et de partage avec les Touaregs qui nous accompagnent.

Voyager dans cette immensité à pied est une expérience particulière et on en revient toujours un peu changé…

L’année prochaine on remet ça avec la traversée de la Tefedest blanche et l’ascension de la Garet El Djenoun.

 

Répondre